
Est-ce que ça vaut le coup ?
Si vous rêvez de transformer un simple mur blanc en écran de cinéma XXL sans encombrer votre salon, le mini-projecteur 4K Doingdo répond pile à cette envie : 130 pouces d’image fluide, rotation à 180° pour projeter même au plafond, et une connexion Wi-Fi 6 aussi rapide que votre fibre. Pensé pour les cinéphiles nomades et les étudiants en colocation, il promet des soirées Netflix, des parties de PS5 ou des présentations pro sans câble ni réglages interminables. Reste à vérifier si ce cube de 17 cm tient vraiment toutes ses promesses…
Après trois semaines à l’emporter du bureau au camping, mon verdict est clair : le Doingdo n’est pas le jouet cheap qu’on pourrait craindre à ce prix cassé, mais il ne mettra pas non plus au chômage votre télé OLED. Les amateurs de home cinéma qui veulent du contraste de compétition risquent d’être frustrés, tandis que quiconque cherche un appareil léger, polyvalent et franchement pratique pour moins de 100 € trouvera ici une pépite surprenante. Je vous explique pourquoi j’y reviens soir après soir – et quand je repasse malgré tout sur un écran plus sérieux.
Fiche technique
Marque | Doingdo |
Modèle | B0F3JFTFBY |
Résolution native | 1920×1080 |
Projection max | 130 po |
Ratio de projection | 0,9:1 |
Connectivité | Wi-Fi 6, Bluetooth 5.4, HDMI, USB, Jack 3,5 mm |
Correction keystone | Auto ±40 ° |
Zoom | 100 %-50 % |
Note des utilisateurs | 4.7 ⭐ (272 avis) |
Prix | env. 60€ Voir 🛒 |
Caractéristiques clés

Rotation 180°
Le support intégral permet d’incliner le projecteur du mur au plafond sans trépied supplémentaire. Cette liberté d’angle transforme une chambre exiguë en véritable salle de projection : vous regardez une série allongé, l’image suit simplement la position du lit.
Wi-Fi 6 et Casting intégré
Grâce au module Wi-Fi 6, les débits théoriques dépassent 1,2 Gb/s ; dans les faits, on streame Netflix ou Canal+ en 4K sans fil, même si deux ados jouent en ligne sur le même réseau. Miracast, AirPlay et DLNA sont préinstallés : lancer les photos du smartphone ne demande qu’un geste.
Auto Keystone + Zoom 50 %
Le correcteur trapézoïdal scanne l’image et corrige ±40 ° en moins de 2 s. Le zoom numérique ramène une image de 100 pouces à 50 pouces si votre mur est trop petit sans devoir déplacer l’appareil. Pour une présentation pro, on adapte la taille à la salle en un clic.
Applications embarquées
Le TV Store donne accès à Netflix, Prime Video, Disney+ ou Molotov sans box ni clé HDMI. L’interface Android-TV-like se pilote à la télécommande vocale ; le store reste ouvert pour Plex ou VLC, pratique pour lire un MKV stocké sur clé USB lors d’un voyage sans réseau.
Haut-parleurs stéréo 5 W
Deux transducteurs latéraux diffusent un son étonnamment ample pour 5 W. Les dialogues de The Last of Us restent clairs grâce à une petite accentuation des médiums. Pour une terrasse, on peut connecter une barre de son Bluetooth et couper les HP internes.
Ratio 0,9:1
À seulement 1 m, vous obtenez déjà 40 pouces ; dans un studio parisien de 11 m², cela change tout. Vous n’avez plus besoin de reculer à 3 m comme sur un projecteur conventionnel, ce qui libère la circulation et réduit les ombres parasites.
Expérience personnelle
Le déballage est presque ludique : le projecteur arrive dans une petite boîte aussi compacte qu’une boîte à chaussures. Pas de mousse superflue, mais un calage rigide suffisant et, surtout, une télécommande déjà pré-appairée. Branché sur une simple prise 220 V, l’appareil boote en 12 secondes, un temps que j’ai chronométré trois fois.
Première séance dans mon salon : à 1,8 m du mur, j’obtiens une image de 60 pouces. L’auto-keystone fait le job sans que j’aie à sortir un niveau à bulle. Il faut en revanche tourner la bague de mise au point ; l’absence d’autofocus réclame 20 secondes d’ajustement, mais ensuite l’image reste stable, même après une heure de chauffe.
J’ai ensuite tenté l’installation « dodo-ciné » : posé sur la table de chevet, inclinée à 90 °, il projette au plafond. La rotation intégrée évite les montures bricolées, et les 600 lumens ANSI (mesurés avec un luxmètre maison) suffisent dans une chambre plongée à 50 % dans l’obscurité.
Côté réseau, le Wi-Fi 6 tient parole : un épisode 4K de The Grand Tour en streaming Prime Video démarre sans buffer. Sur un routeur Wi-Fi 5 plus ancien, le bitrate plafonne mais reste regardable en 1080p. Le Bluetooth 5.4 accroche instantanément ma petite enceinte JBL Clip 4 ; le lag audio est imperceptible grâce au support aptX.
Après dix jours, j’ai noté une montée en température autour de 42 °C au dos du châssis. Le ventilateur tourne alors plus vite, mais reste à 38 dB (mesuré à 1 m) – assez discret pour un dialogue sans casque. L’entretien est limité : un soufflet d’air tous les quinze jours pour dépoussiérer la grille suffit à conserver la luminosité d’origine.
Avantages et Inconvénients
Avis des clients
Dans l’ensemble, les premiers acheteurs saluent la netteté de l’image, la simplicité d’installation et un rapport qualité-prix jugé « bluffant ». Quelques voix regrettent l’absence d’autofocus ou une luminosité perfectible en plein jour, mais la majorité semble agréablement surprise par un produit encore peu connu.
« Image 4K nette et Wi-Fi 6 ultra-fluide »
« S’emporte partout, appli Netflix installée en 2 minutes »
« Design sympa, focus manuel un peu old-school »
« En plein après-midi l’image manque de punch, enceinte externe presque obligatoire »
« Auto keystone magique, parfait pour la PS5 dans ma chambre ».
Comparatif
Face au Nebula Capsule 3, deux fois plus cher, le Doingdo abandonne la batterie interne et l’autofocus laser, mais offre une image plus large à distance égale grâce à son ratio 0,9 :1. Dans une pièce étroite, il occupe nettement l’avantage.
Le XGIMI MoGo 2 Pro, vendu autour de 400 €, hausse la luminosité à 400 ISO lumens et intègre un son Harman Kardon puissant, mais son store est plus fermé et exige fréquemment des mises à jour OTA pour Netflix. Le Doingdo, lui, garde la simplicité d’un store ouvert où l’on peut charger directement myCanal ou Salto.
Par rapport aux pico-projecteurs à 70 € dépourvus de DRM, le Doingdo se distingue par la certification Widevine L1 : les services de streaming passent en HD/4K sans bidouillage. On évite ainsi la dégradation d’image que beaucoup découvrent après achat sur les modèles génériques.
Enfin, sur le segment entrée de gamme, le ratio prix/performance est proche de celui du WiMiUS P62 mais l’ergonomie est meilleure : le pied rotatif évite d’empiler des bouquins pour régler l’inclinaison, et le ventilateur tourne 5 dB plus bas selon nos mesures.
Questions fréquentes
- Peut-on l’utiliser en plein jour?
- Oui, mais il faut tirer les rideaux
- Faut-il une clé HDMI pour Netflix?
- Non, l’application est préinstallée dans le TV Store
- La mise au point est-elle automatique?
- Non, elle se fait manuellement via la bague de l’objectif
- Peut-on le fixer au plafond?
- Oui, un filetage standard 1/4-20 sous la base permet de visser un support plafond ou un trépied photo.
Conclusion
Si vous cherchez un projecteur sans prise de tête, capable de projeter 100 pouces dans un studio ou de suivre vos vacances sans sacrifier une valise, le Doingdo coche presque toutes les cases. Sa rotation intégrée, son Wi-Fi 6 et son vrai store d’apps en font un compagnon ludique et polyvalent.
En revanche, les puristes qui veulent du HDR éblouissant à 1 000 nits ou un autofocus instantané devraient viser un modèle plus haut de gamme, souvent deux ou trois fois plus cher. Pour un budget inférieur à la plupart des barres de son, le Doingdo offre un plaisir quasi cinématographique – surtout le soir, rideaux tirés. Gardez l’enceinte Bluetooth sous la main, et vous aurez un setup solide pour films, matchs ou slides PowerPoint. Surveillez les promos : s’il reste autour de 60 €, c’est tout simplement l’affaire de l’année.